Initié en 2014 par la Maison de l’histoire, centre interfacultaire de l’Université de Genève, son modèle et son label ont essaimé à Lausanne, Neuchâtel et Fribourg, où le Laboratoire Histoire et Cité (UNIL), le Musée cantonal d’archéologie et d’histoire de Lausanne, la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne, l’Institut d’histoire (UNINE) ainsi que le Département d’histoire de l’Université de Fribourg et Uni Distance financent et organisent une programmation autonome.
Le festival investit différentes villes de Suisse romande avec plus de 150 événements gratuits: débats, conférences, présentations d’ouvrages, projections de films, expositions, performances, visites guidées et ateliers. En confrontant les savoirs académiques à d’autres formes de narration et de sensibilité, il fait de l’histoire une expérience partagée. Le festival agit également comme un catalyseur de rencontres. Il favorise des collaborations inédites entre historien·nes, journalistes, auteur·es, cinéastes, militant·es, médiateur·ices culturels et artistes. Il réunit près de 250 intervenant·es sur les différents sites, issu·es majoritairement d’institutions locales et d’universités francophones. À la croisée du monde scientifique et culturel, il tisse un réseau de collaborations intellectuelles et d’expérimentation.
L’édition 2027 se tiendra du 20 au 25 avril sur le thème « (Dés)informer »
Dans ce cadre, en complément au travail mené par les comités de programmation genevois et lausannois, un appel à propositions est ouvert à toutes et à tous (délai au 15 septembre 2026), appel pour des activités se déroulant à Genève et/ou à Lausanne uniquement.
[DÉS] INFORMER
L’irruption de l’intelligence artificielle générative semble remettre puissamment en cause le rapport que nous entretenons avec l’information, la construction du savoir, tout comme les notions d’authenticité et de vérité. Cette mutation majeure est l’occasion d’interroger les ressorts historiques du couple généralement insécable : informer-désinformer. Des rumeurs antiques à la propagande contemporaine, de l’agora à la démocratisation des organes de presse, du forum romain à l’IA, de la divulgation des faux aux théories du complot, il s’agira d’envisager les lieux, les figures, les pratiques, les moyens ainsi que les dérives propres à l’élaboration, à la diffusion et à la réception de l’information.